Pour moi, les fleurs se marient mal aux matières plastiques et synthétiques. Du coup, je travaille exclusivement avec des produits naturels.
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En poussant la porte du magasin de Daniel Georges, le visiteur découvre un univers chaleureux au charme ancien. Installé sur Nîmes depuis 1997, ce fleuriste au parcours atypique exerce avec talent son métier. Interview.
Le goût de la création. C'est vrai que j'aime créer et je cherche en permanence de nouvelles idées. J'apporte un soin particulier à la présentation de mes bouquets et de mes compositions florales. Pour moi, les fleurs se marient mal aux matières plastiques et synthétiques. Du coup, je travaille exclusivement avec des produits naturels. Papier kraft, papier de soie et raphia habillent mes bouquets depuis le début. Et toutes les cartes de voeux, les étiquettes et les emballages sont faits maison. Cela prend du temps mais de cette manière je peux proposer des produits que vous ne trouverez pas ailleurs. C'est beaucoup plus personnalisé et je peux me différencier des autres fleuristes.
Je m'adapte évidement aux fleurs de saison sans pour autant avoir de préférences. Je ne fais pas les mêmes types de bouquets en mars, avec les tulipes par exemple, qu'en juillet avec les lys. Mes créations changent tout au long de l'année. Par contre, les goûts évoluent... le rose était une couleur que je n'aimais pas du tout travailler. Il y a quelques années, vous n'auriez trouvé aucune fleur rose dans mon magasin. Aujourd'hui j'en mets de plus en plus. Le fleuriste doit également créer des modèles adaptés aux dates importantes comme Noël ou la fête des Mères en tenant compte du budget des clients. Pour la fête des Grand-Mères, la clientèle se compose essentiellement d'enfants. Souvent, à cette occasion, ils cassent leur tirelire, même si les parents aident un peu. Je cherche donc à leur proposer des produits à tout petits prix. Ils trouveront sur mes étalages des pots de narcisses que je recouvre de papier de couleur et de raphia.
Je suis fils de commerçant et j'ai continué dans cette voie. A 20 ans, j'ai démarré avec une boutique de vêtements sur Alès. Le soir, après la fermeture de mon magasin, j'allais souvent aider une amie fleuriste qui avait son magasin juste en face du mien. Puis j'ai travaillé dans la grande distribution comme directeur d'une enseigne spécialisée dans l'équipement de la maison. En 15 ans, j'ai vendu de tout, des machines à laver, des téléviseurs, des meubles... j'avais envie de changer. J'ai pris une année sabbatique et j'ai réfléchi à un nouveau métier. Je voulais vraiment vendre des produits qui me plaisent. J'avais le souvenir de mes premiers pas chez mon amie fleuriste de l'époque et j'ai décidé de me lancer. Cela fait maintenant 10 ans que j'exerce ce métier.
Non, j'ai suivi un stage intensif sur plusieurs semaines dans une école spécialisée pour horticulteurs et fleuristes, près de la frontière suisse. J'ai eu la chance d'y rencontrer de très bons professeurs français et allemands. D'autre part, je continue de me former en participant à des stages. Cette année, je suis allé en Hollande suivre un stage sur la création de produits floraux plus commerciaux. C'est essentiel d'allier les deux aspects.
Continuer à faire ce que j'aime. Rechercher de nouvelles idées, créer de nouveaux produits pour répondre au mieux à chaque circonstance et événement de la vie. Ça marche bien, donc je continue sur ma lancée.
Le magasin Fleurs Daniel Georges se situe 40, boulevard Gambetta à Nîmes (30)